L'écrivain public au fil du temps...
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Quatre mille ans avant Jésus-Christ, avant même que les Sumériens inventent l’écriture, le scribe est apparu en Mésopotamie.
Il était chargé de l'administration du temple et de la gestion de ses biens. Jusqu’à l’Egypte des pharaons, il était respecté et comptait parmi les savants.
Chez les Celtes, les druides jouaient un peu le même rôle.
Les ecclésiastiques ont ensuite assuré la fonction d’intermédiaires entre ceux qui détenaient le pouvoir et les gens du peuple, qui ne savaient souvent ni lire ni écrire.
Lorsque arrive le Moyen Age, l’écrivain public travaille dans la rue. Il n’a aucun statut bien déterminé et exerce librement sa profession. Sa clientèle est importante, car il est une des rares personnes à être capable de lire et d’écrire. Il s’avère très utile, car il représente le seul maillon qui relie le peuple, encore la plupart du temps illettré, et l’Autorité.
A la fin du XIIIème siècle, il y a à Paris une soixantaine d’écrivains au service du public. Leurs échoppes sont situées près du Palais de Justice et dans l’enclos du cimetière des Saints-Innocents. Ils sont polyvalents : ils écrivent, ils expliquent la signification d’un document, ils aident à régler certains problèmes de la vie quotidienne, ils recueillent les doléances du public, de plus en plus nombreux, ils donnent des conseils, etc.
Les croisés ont ramené d’Orient un « outil » qui se révèle très utile : le papier.
Au XVIIème siècle, les clients commencent à pouvoir lire et écrire. L’écrivain public, s’il assure toujours son rôle social, se lance également dans la rédaction de textes plus sophistiqués. Il commence à jongler de façon plus littéraire avec la langue française.
A l’époque du Ier Empire français, Napoléon développe les services administratifs. C’est l’écrivain public qui sert d’intermédiaire et de conseil pour s’y retrouver dans les arcanes de cette Administration.
Le nombre d’écrivains publics s’est ensuite réduit avec l’apparition de l’enseignement gratuit et obligatoire.
Cependant, aujourd’hui, l’écrivain public a retrouvé toute son utilité. Bon nombre de personnes rencontrent en effet de grandes difficultés sociales, maîtrisent encore très mal l’écriture et l’orthographe ou, tout simplement, ne savent pas comment écrire correctement, et de manière concise, ce qu’ils pensent. C’est là que nous pouvons les aider.

